Introduction

Pourquoi partir ?

Pour voir de la neige en Afrique !
Le Lesotho est un petit pays enclavé au sein de l'Afrique du Sud, grand comme la Belgique, et c'est un pays très montagneux puisque son point géographique le plus bas est à 1400 mètres d'altitude (au croisement de la Caledon et de la rivière Orange), et le point le plus haut est le mont Thabana Ntlenyana à 3482 mètres au nord-est.

Quand partir ?

Le Lesotho a un climat qui ne correspond pas forcément à l'idée que l'on se fait des températures en Afrique...
Les hivers sont froids, il peut geler la nuit et le brouillard n'est pas rare surtout pendant la saison des pluies (septembre/ avril). Evidemment, plus on grimpe sur les hautes terres, plus le froid peut être intense (attention la nuit!), jusqu'à des températures négatives.
N'oubliez donc pas les vêtements chauds, surtout en balade.

Hiver, de mai à août.
Eté : de novembre à février

Infos pratiques

Visa ou pas ?

Les Français munis d’un passeport ordinaire en cours de validité n’ont pas besoin de visa préalable.

Ambassades et consulats

Consul honoraire résidant à Maseru : 58 86 44 58 (urgences)

En cas de nécessité, ne pas hésiter à contacter :

- le consul honoraire d’Allemagne : + 22 232 292 ou en cas d’urgence : +27 (0) 82 41 66 426
- la Haute Commission britannique à Maseru : +22 313 961.

Décalage horaire

Télécommunications

Dangers

Le réseau routier est satisfaisant mais il convient de s’abstenir de conduire de nuit. Les intempéries rendent les pistes parfois impraticables ou dangereuses, même pour les véhicules à quatre roues motrices.

En cas d’urgence, d’accident ou de grave problème de santé nécessitant l’administration de soins, il est très vivement conseillé de se rendre directement en Afrique du sud. Si un déplacement était impossible, préférer l’hôpital privé de Maseru plutôt que l’hôpital Queen Elisabeth II.

Langues

Généralités

Les trois langues autochtones du Lesotho appartiennent toutes à la famille bantoue, comme c'est le cas pour la plupart des langues indigènes d'Afrique du Sud. Le sotho constitue la langue massivement majoritaire parce qu'elle est parlée par 96,7 % des locuteurs du pays. Les langues minoritaires sont le zoulou, le xhosa, l'anglais, l'afrikaans, le chinois et l'hindi ou l'ourdou. L'anglais et l'afrikaans, deux langues germaniques, ont été apportés lors de la colonisation européenne.
L'anglais et le sotho (appelé également sésotho) sont les langues officielles du Lesotho.

Les phrases utiles

Economie

Situation économique et sociale

Environ 80 % de la population active dépend de l'agriculture et de l'élevage.
Économiquement, le Lesotho reste très dépendant de son grand voisin, l'Afrique du Sud à qui il vend la plus grande partie de ses produits agricoles, seule ressource du pays avec l’hydro-électricité. Il y a également une industrie minière et diamantifère.
Outre ces principales ressources, le Lesotho compte sur les travailleurs lesothans des mines sud-africaines (30% des actifs du pays).

Un point positif : le Lesotho est le pays africain dont le taux d´alphabétisation est le plus élevé (90,7%).

Coût de la vie

Change et banques

Histoire et culture

Histoire

Le Lesotho correspond à l'ancien Basutoland qui est devenu indépendant en 1966 dans le cadre du Commonwealth.

Depuis des milliers d'années, les Bochimans habitent l'Afrique du Sud et, par conséquent, le Lesotho totalement enclavé dans ce pays. Ces chasseurs-cueilleurs ont vécu de façon plus ou moins isolée jusqu'au XVIIe siècle, alors que des groupes d'éleveurs sothos vinrent s'établir sur ce territoire montagneux afin d'échapper à l'expansion des Zoulous et à la progression des colons hollandais (Afrikaners).
Au XIXe siècle, l'un des chefs sothos (de la tribu kwena: «crocodile») les plus remarquables de l'Afrique méridionale, Moshoeshoe Ier (vers 1786-1870), réussit à unifier les 23 ethnies de Sothos du Sud lors du Mfecane, une série de conflits nés de la rencontre des expansionnismes boers et zoulous.
Le roi Moshoeshoe parvint à composer avec les missionnaires qui cherchaient à évangéliser le pays.
Ce sont les missionnaires qui, en 1833, ont créé la forme écrite et l'orthographe du sotho, en particulier, les français Thomas Arbousset, Eugénie Casalis et Constant Gosselin, de la Société missionnaire évangélique de Paris (Paris Evangelical Missionary Society).

Puis, plus tard, Moshoeshoe s'allia aux Britanniques pour lutter contre l'expansion des Boers près de ses terres (l'État libre d'Orange). Mais les défenseurs du pays se trouvaient trop peu nombreux et moins bien armés que les troupes adverses, le royaume se plaça alors sous la protection britannique en 1868.
Devenu un protectorat au sein de l'Empire britannique, le royaume prit le nom de Basutoland. Les Sothos refusèrent de rendre les armes et commencèrent en 1881 une guerre contre leurs «protecteurs».
Toutefois, un compromis fut trouvé la même année: les armes furent conservées, moyennant une taxe, et il fut assuré que les Blancs ne pourraient acquérir de terre dans le pays.
Précocement christianisée, les Sothos durent aux missions chrétiennes un degré d'instruction assez élevé.

* Du protectorat britannique à l'indépendance

En 1871, le Basutoland fut placé par les Britanniques sous le contrôle de la colonie du Cap, contre l'avis des Sothos qui se soulevèrent. La Grande Bretagne reprit rapidement le contrôle direct du territoire en 1884. À l'encontre des exigences des chefs sothos, la Loi de l'union sud-africaine (South African Act of Union) de 1910 prévoyait l'intégration de la région à l'Afrique du Sud. Néanmoins, le Basutoland réussit à conserver son autonomie et s'opposa à son annexion forcée.

La fondation du Parti du Congrès des Basothos (Basotho Congress Party: BCP) en 1952 marqua la naissance d'une vie politique moderne au Lesotho.
Le BCP remporta les premières élections de 1960, mais fut battu en 1965 par le Parti national basotho (Basotho National Party: BNP), fondé en 1958. Son dirigeant, le chef Joseph Leabua Jonathan, fut nommé premier ministre.

Le Basutoland devint indépendant sous le nom de royaume du Lesotho, le 4 octobre 1966.

* Le Lesotho indépendant

Le Lesotho devint officiellement une monarchie au moment de l'indépendance avec comme chef suprême des Sothos, le roi Moshoeshoe II (1938-1996).
Les dirigeants du Lesotho durent faire preuve de pragmatisme à l'égard de l'Afrique du Sud, dont ils recevaient le soutien, tout en rejetant l'apartheid.

Au moment des élections prévues pour janvier 1970, le premier ministre Joseph Jonathan annula le scrutin et déclara l'état d'urgence, puis dirigea le pays par décret jusqu'en 1973.
De plus, il suspendit la Constitution et le Parlement, interdit les partis d'opposition et fit arrêter leurs chefs. Il gouverna en dictateur jusqu'à ce qu'il soit renversé par un coup d'état en 1986 fomenté par le général de division Lenkhanya.
Les pouvoirs exécutif et législatif furent officiellement confiés au roi Moshoeshoe II, mais, dans les faits, ils furent exercés par un conseil militaire dirigé par le général Justin Lekhanya. Finalement, l'armée déposa le roi Moshoeshoe II qui dut s'exiler en mars 1990.

En novembre de la même année, son fils aîné lui succéda sous le nom de Letsie III. La libéralisation de l'Afrique du Sud permit un essor du processus de démocratisation qui aboutit à la tenue d'élections pluralistes en avril 1993, à la suite desquelles Ntsu Mokhehle devint premier ministre.
À la suite d'une grave crise politique, Letsie III suspendit la Constitution et le Parlement, puis démit de ses fonctions le gouvernement. Grâce à l'intervention du Botswana, de l'Afrique du Sud et du Zimbabwe, le roi Letsie III rétablit le gouvernement de Ntsu Mokhehle, la Constitution, ainsi que le Parlement, pour abdiquer en faveur de son père, le vieux Moshoeshoe II. Celui-ci rentra au Lesotho au début de 1995 et retrouva son trône le 25 janvier.

Après le décès de son père en janvier 1996, Letsie III revint au pouvoir et dirigea une monarchie parlementaire.

Très pointilleuse sur la nature de ses relations avec Pretoria, la population sotho craint toujours que son puissant voisin considère le Lesotho comme sa «onzième province», alors que le chômage touche 45 % de la population active et que la plupart des Lésothans travaillent chez le voisin sud-africain.

Culture

On ne compte que trois ethnies autochtones au Lesotho: les Sothos du Sud (très majoritaires), les Zoulous et les Xhosa, auxquels s'ajoutent deux petites communautés d'Afrikaners (anciennement les Boers, ces descendants des colons néerlandais) et de Britanniques. On compterait aussi quelque 3000 Chinois et Indo-Pakistanais.

Que rapporter ?

Environnement

Géographie et géologie

Faune et flore

Le pays n’abrite pas de populations de grands prédateurs mais le Drakensberg présente toutefois une un cortège varié de mammifères (babouins, char sauvage africain, klipspringer, rat des glaces, caracal…).

Ces montagnes sont aussi le royaume des grands rapaces tels que le vautour du Cap, le gypaète barbu ou l’aigle de Verreaux.

L’une des raretés du pays est l’ibis chauve, un nicheur endémique qui a donné son nom à un pan de montagne du Drakensberg, « Mokhotlong » est situé près du point culminant du pays, le Thabana Ntlenyana, et son nom signifie littéralement « l’endroit de l’ibis chauve » car il abrite une colonie de cet oiseau menacé à flanc de falaise.

Le nombre total d’oiseaux au Lesotho ne dépasse pas 300 espèces mais beaucoup d’entre elles sont rares.

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