
tonik
Tonik est un explorer atypique. Le genre à passer ses vacances à la frontière ossète au moment où Russes et Géorgiens déclenchent les hostilités, puis, loin de se faire rapatrier, et bien qu’il ait perdu tout contact avec ses amis (les téléphones ne fonctionnent plus) à traverser à pied et valise à roulettes la frontière turque, pour continuer son périple à travers l’Europe centrale via la Moldavie, l’Ukraine (où il recommande la belle ville de Lviv), la Slovaquie – jusqu’à Vienne pour finir par s'acheter un chapeau à plumet. Si vous pensez que ça n’est pas si extraordinaire, et bien sachez que Monsieur Tonik est en outre un gentleman voyageur aussi étonnant qu’exigeant, qui assume ses plaisirs (du tweed ou du lin selon les destinations, un fume cigarillo en ambre de la Baltique acheté en Lituanie, une toque en astrakhan quand le temps s’y prête…) et ses déplaisirs. Il fuit les voyages en groupe, les Birkenstocks et Manu Chao, et préfère la compagnie d’un bon livre assorti à sa destination plutôt que celle d’amis pas assez curieux… Tonik peut donc ramener aux explorers des souvenirs étonnants de ses voyages : un dîner de poisson séché dans un train de nuit russe, une nuit passée avec les moines du Mont Koya au Japon, ou, comme sur la photo, une découverte du Hoggar à dos de chameau. Au programme de son prochain « vrai » voyage, un mariage à Rome, puis un été en Ouzbékistan avant une année sabbatique en Asie; et au programme de son voyage rêvé : pas de limite de temps, pas de limite de coût, des malles-valises qui le suivent partout dans ses explorations du monde, remplies de ses tenues, ouvrages et tableaux qu’il chérit.
Tonik est en ce moment en voyage, le trajet était incertain, mais ça devait passer par le Maroc et Dakar, et pas de doute, si vous le croisez, vous le reconnaitrez.