Rencontre avec dim (mars 2009)

Dim est un enfant des longs voyages familiaux à l’île de Ré ; ceux du bon vieux temps où le pont n’existait pas encore et où l’on entassait la Peugeot, les glacières et les enfants sur le Bač, avant de perdre la notion du temps dans une petite maison blanche, volets verts, près des marais salants.
Il a gardé de ces voyages à l’ancienne le goût de s’oublier dans un ailleurs, que ce soit en Thaïlande (Phang nga, Koh Tao, etc ) ou bien en Australie (Alice Springs, Darwin, Broome, …). Il est d’ailleurs bien décidé à reprendre un tour du monde débuté et interrompu en 2008, en particulier pour poursuivre le coup de foudre qu’il a eu avec le bush australien, cette rouge étendue si pleine d’un vide régénérant.
Avec qui immigrer dans le Bush ?…
Pour Dim, voyager, c’est bien avec les autres, mais franchement c’est mieux seul, ou plutôt en l’édifiante compagnie d’auteurs dont les philosophies guident la conscience du voyage (Sénèque, Epictète, Platon, Aristote…). Ca permet d’avantage de faire fonctionner son esprit; car pour Dim, le déplacement géographique c’est aussi et avant tout l’occasion de reprendre contact avec soi, et de faire la différence entre besoins et envies.
Armé de ces lectures, Dim ne craint rien, et il lui plaît de s’engager sur des chemins de traverse qui mène parfois à la galère, parfois à un endroit fulgurant, comme une île perdue en Thaïlande et peuplée de moines bouddhistes et protégée par les chiens.
Dim a beau adorer Paris et profiter de tous les recoins de la Ville Lumière, il n’attend, en planifiant un petit détour par l’Ecosse ou l’Égypte, qu’une chose : repartir sur la route, en n’oubliant pas de laisser derrière lui le maximum d’artefacts de sa vie courante, afin de s’exposer de plein fouet à la vie future…