Rencontre avec leo (juillet 2008)

Léo est une femme d’aujourd’hui, sans peur et sans reproches.
Sans peur parce que pour son premier voyage, elle décide de faire simple : la Chine rurale seule, pendant un mois, avec pour tout bagage 10 phrases en poche apprises à l’association franco-chinoise de Belleville. A vrai dire, elle ne regrette rien car non seulement elle a trouvé sympa de passer par le mime pour s’en sortir, et puis elle trouve qu’avec moins de mots, on va davantage à l’essence des choses et des êtres...
Sans reproches, parce qu’il n’y a rien à redire à cette parisienne pure souche quand elle débarque devant moi, un soir, au Parc du Luxembourg, avec sa petite robe « so cute », sa gentillesse et sa tchatche.
Léo est aussi une femme un peu en avance sur son temps. Certes elle fait les Arts Déco à Paris, mais elle décide de créer une nouvelle discipline rien que pour elle : c’est décidé, quoiqu’ils en disent, elle sera Food Designer, et ça marche.
Cette vocation va l’emmener au Japon, à Tokyo, une destination qu’elle trouve moins propice à la rencontre que son périple chinois et qu’elle raconte un peu là :
http://www.explornation.com/asie/japon
Cependant c’est clair, la demoiselle a le virus de l’Asie, peut-être parce que son papa fit en son temps un grand tour d’Asie avec les poches vides, en travaillant ça et là. Y a-t-il une génétique du voyage ? D’ailleurs son prochain voyage, ce sera, à part une excursion sénégalaise pour voir son frère qui fait une recherche sur les pasteurs peuls (quelle famille !), le Népal, le Bangladesh ou l’Inde, un pays sur lequel nous avons pas mal d’infos : http://www.explornation.com/asie/inde
Léo fait bien la différence entre voyage et tourisme. D’ailleurs, elle pense qu’il faut être très reposé pour partir en voyages : il y a trop de découvertes à faire, de rencontres à provoquer et de paysages à dénicher pour se contenter de ce fameux « farniente » que nous sommes nombreux à pratiquer.
Elle piaffe donc avant de reprendre le chemin de l’ailleurs, en attendant que « l’amour, cette autre forme de la géographie, remplace le monde » comme le disait Nicolas Bouvier.